Ça y est, le printemps 2026 pointe déjà le bout de son nez ! On a de la douceur depuis un bon mois et la saison démarre pour de vrai (chaque année un peu plus tôt !). C’est un bon moment pour se poser et faire le point sur la saison passée, et définir ainsi des objectifs pour la saison à venir.
2025, c’était ma toute première vraie saison en maraîchage bio. Entre les mains dans la terre et les paniers à livrer, je n’ai pas vu le temps passer !
On s’agrandit doucement (mais sûrement)
Depuis mars dernier, la serre est devenue ma meilleure alliée. C’est elle qui chouchoute les légumes précoces et les plants chauds de l’été. L’irrigation n’a pas été aisée au début : tuyau d’arrosage qui décapite les plants en le déplaçant si on n’y prend pas garde (l’aspersion n’était pas installée). Heureusement, j’ai rapidement pu mettre en place du goutte à goutte. Le liseron nous a aussi mené la vie dure, il se plaisait bien sous la serre. En tout cas, c’est un outil dont je ne pourrais plus me passer (la serre) !

À la rentrée, j’ai mis le paquet : trois nouveaux jardins ont vu le jour. Ça fait 36 planches en plus ! Bref, j’ai doublé ma surface de plein champ. Aujourd’hui, mon aventure en maraîchage bio, c’est 100 planches cultivées ce qui représente 1500 m² (hors passe-pieds).
En faisant mes calculs pour la suite, je me suis rendu compte que c’était encore un peu serré. Du coup, je vais ouvrir 16 planches supplémentaires cette année. Un petit jardin de plus pour être bien !
Aux petits soins pour la terre
Mon grand défi ? Utiliser le moins de plastique possible sur la ferme. Pour 2026, je vais tester les engrais verts et les couverts sous cultures. C’est la base du maraîchage bio pour avoir un sol en pleine forme !
Cet automne, j’ai bien nourri la terre avec pas mal de carbone (surtout sous forme de paille). Je l’ai laissé en surface pour éviter la « faim d’azote » (quand les micro-organismes mangent tout l’azote pour décomposer le carbone et n’en laissent plus aux plantes). Et ça marche ! La terre est superbe et les vers de terre font la fête.

Un grand merci à vous !
Côté ventes, ça a vraiment décollé cet été. J’ai dépassé les 100 paniers par semaine ! Entre les AMAP de Pont-Sainte-Maxence et de Verneuil (depuis mai), le marché de Rosny le samedi (recommencé en juin) et celui de Beauvais le mercredi (depuis mi-juillet) les semaines sont bien remplies. J’ai vérifié qu’en saison les récoltes occupent presque la moitié du temps au champs.

C’est un vrai plaisir de vous retrouver chaque semaine. J’adore nos échanges ! Par contre, je vais lever le pied sur les livraisons locales à domicile. Ça prend énormément de temps à préparer. Je préfère mettre toute mon énergie sur les marchés et les AMAP pour bien valoriser mon maraîchage bio.
Et j’espère pour juin prochain pouvoir agrandir mon stand de deux mètres à Rosny !

On n’est jamais seul à la ferme
Je n’aurais pas pu tout faire tout seul. Un immense merci à Steeve, Nonoka, Mélodie et Ismaël qui sont venus en woofing. Merci aussi à Tiphanie et Nicolas pour leur stage et à Matthieu qui m’aide une journée par semaine (saisonnier). Merci aussi à mon neveu Yaël, pour son super recensement des oiseaux présents sur la ferme au printemps.
Le super souvenir de l’année ? Notre repas partagé en octobre. Une vingtaine d’amapiens sont venus donner un coup de main pour étaler 10 tonnes de fumier. C’était physique, mais dans une belle ambiance !
Je continue aussi d’apprendre grâce à Bio en Hauts-de-France qui a imaginé un système de tutorage entre anciens maraîchers et récemment installés. Pierre Chabrol, un maraîcher de l’Aisne, m’épaule de ses précieux conseils.
Des tops, des flops et des défis
Dans les jardins en maraîchage bio, cette année on verra de nouvelles variétés avec les pastèques, les patates nouvelles et la tétragone cornue (un genre d’épinard qui adore l’été). Par contre, je dis au revoir au panais. Trop de désherbage pour de piètres résultats, j’arrête les frais… pour l’instant.

Il reste quelques points noirs à régler :
- Les rongeurs : Ils ont adoré mes carottes et mes betteraves cet automne. J’ai posé une cabane pour chouette et je réfléchis sérieusement à adopter un chat.
- Les punaises : Elles ont un peu trop piqué les légumes-fruits. C’est un souci chez beaucoup de collègues en ce moment (apparemment en lien avec le réchauffement climatique). On cherche encore la parade en bio.

Pour finir, j’ai planté du miscanthus tout autour du terrain. Ça fera une belle haie naturelle et ça me donnera du paillis pour l’hiver prochain.
Voilà, les charges montent un peu mais c’est normal quand on grandit. L’idée maintenant, c’est de stabiliser tout ça pour pouvoir en vivre correctement. En tout cas, je suis motivé pour 2026 !
On se revoit bientôt sur les marchés ou à la ferme !

Matthieu avec 2 navets récoltés fin octobre. Le syndrome Halloween ?
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Trop content de lire ce beau bilan ! Allez Cultures Pop !